Changements sur "Pour que chacun puisse choisir d'entretenir le trottoir devant chez lui"
Titre (Français)
- +Pour que chacun puisse choisir d'entretenir le trottoir devant chez lui
Description (Français)
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Entre deux pavés, au pied des murs, dans les friches ou les fissures, la végétation spontanée réintroduit le vivant là où tout semblait figé.
Ces plantes modestes rafraîchissent les rues, retiennent l’eau de pluie et offrent nourriture et refuge aux insectes, aux pollinisateurs, aux oiseaux et à toute une biodiversité discrète mais essentielle.
Elles poussent sans engrais ni arrosage, sans mise en scène coûteuse. Elles ne créent pas de fissures mais y élisent domicile. Elles ne sont pas responsables des mégots, des crottes ou des déchets qu'elles retiennent.
Elles émerveillent nos enfants et contribuent à leur éducation.
Elles convoquent la beauté tenace du vivant et de l’inattendu.
Accepter ces présences végétales, ce n’est pas abandonner la ville, c’est accepter de cohabiter plutôt que de dominer.
La nature n’est pas extérieure à la ville, elle y invente sa place.
La beauté ne réside pas seulement dans l’ordre parfait, mais aussi dans ce qui surgit librement, silencieusement, obstinément.
Protéger ces plantes ordinaires, c’est défendre une ville vivante, symbiotique. C’est accepter notre propre part de nature.
Nous refusons l’arrachage indistinct des trottoirs et prônons une gestion attentive et mesurée, avec les riverains eux-même, pour préserver les caniveaux et canalisations, garantir une circulation sécurisée de tous les usagers.
Chacun doit pouvoir choisir d'entretenir le trottoir devant chez lui.
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